Voilaaaa..! Enfin j'ai réussi à publier quelques photos!
Bon, notre petit tour au Benin, vite fait , bien fait... Nous partîmes frais et dispos, au petit matin, par un beau bus et arrivâmes, 20heures plus tard, fourbus et ensommeillés, à Cotonou.
Cotonou est une ville du même type que Ouaga, avec une circulation encore plus polluante, plus désordonnée. Un nuage de vapeur d'essence frelatée y plane en permanence. Les motos taxis pullulent, je crois qu'elles s'y reproduisent à la vitesse des drosophiles, ce n'est pas possible autrement!! On quitte Cotonou après une brève nuit pour rejoindre Avlékété, un campement TDS avec lequel on a pris contact. Et là, à une grosse vongtaine à peine de km de Cotonou, un petit hâvre de paix et de beauté... Une grosse pirogue taillée dans le tronc d'un baobab géant nous emmène sur la lagune bordée de mangrove et de cocotiers... Le village lui-même est située entre la lagune et l'océan. Une plage de rêve, sable et cocotier à l'infini... Dommage, vraiment dommage que le mal endémique de l'Afrique sévisse ici aussi: Des millions de sachets noirs et blancs la jonchent, la salissent, l'abîment... Jour après jour, la terre d'Afrique se voile d'un linceul imputrescible.
Une jolie piste sableuse nous emmène sur des motos jusqu'à Ouidah, une ville située une vingtaine de km plus à l'ouest. C'est une région vouée au Vaudou, on y visite le temple aux pythons sacrés, serpents paresseux et dociles que l'on nous pose autour du cou, une forêt sacrée aux beaux arbres, frangipaniers, faux fromagers et aux nombreux fétiches , un petit musée intéressant sur l'histoire locale des rois du XIXéme, en passant par l'esclavagisme et la colonisation... et enfin, la route des esclaves, une sorte de mémorial sous forme d'une succession de stations dédié à la mémoire des milliers d'esclaves qui partirent d'ici vers le Brésil, Haïti ou Cuba...
On se promène aussi sur la lagune, en pirogue, dans le village qui vit principalement de la pêche et c'est fini, il faut revenir à Cotonou, reprendre le seul bus qui nous ramènera à temps pour Ouaga. On arrive dimanche matin dans la grande ville, on se nourrit de ses vapeurs jusqu'au soir et à 21heures 30, avec un petit retard de 2 heures, on part enfin... Long voyage d'une vingtaine d'heures, pontué de nombreux arrêts aux postes de police et surtout de douanes qui en profitent chaque fois pour extorquer de l'argent au convoyeur qui a accepté du fret à dédouaner... Tout un programme! Le car transporte en effet autant de marchandises que de passagers! C'est un lot important de tuyaux d'arrosage qui semble exciter plus particulièrement la convoitise des douaniers.... Bon, palabres, attentes, à chaque fois on repart avec un peu plus de retard et on arrive enfin à Ouaga, le lendemain vers 18heures, encore une fois sales, fourbus et ensommeillés. Un petit tour en taxi pour récupérer les vêtements de Françoise chez le couturier, ils sont prêts, heureusement car ils lui étaient nécessaires vu l'état général de la garde robe, on pose Bounty chez son loueur et vite, à la pension Sarah dont heureusement, heureusement, la douche fonctionne ce soir!! Décrassage d'abord, puis repas et dodo!! L'eau sera coupée dans la nuit, mais on s'en fiche, on dort et on est propres!
Maintenant on en est aux dernières heures du séjour: On part tout à l'heure pour Koudougou, dire au revoir aux gens de Doudou. On va manger et passer un moment avec Zak, Robert et Henri. On dort sur place et demain, fin du voyage. On rentre à Ouaga, on fait les dernières courses, les ultimes préparatifs de retour, encore un temps d'attente que l'on va passer chez Jean Paul Bambara, un ami de Bounty et puis aéroport...
On est là depuis un peu plus d'un mois et c'est comme si l'on y avait toujours été. Le temps ne s'écoule pas de la même façon ici. Il s'y étire, se fige parfois dans des attentes sans fin, reprend son cours, tranquillement, lové dans la chaleur qui le ralentit.
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