Et voilà ! Depuis mon dernier message, qui date pourtant à peine de trois jours, nous sommes passés de la Vallée de la Mort, à Las Vegas et nous sommes maintenant tout au bord du Grand Canyon ! Notre voyage enchaîne les points forts à une cadence telle que l’on a presque du mal à les mémoriser, à mûrir ses sentiments, ses émotions.
Difficile de prendre du recul… Encore, qu’au bord du Grand Canyon, il vaille mieux ne pas trop en prendre !
Mercredi matin, nous marchons dans le Golden Canyon, un défilé entre des parois argileuses jaunes, parfois teintées de vert ou de rouge qui nous mène au pied de Red Cathedral, des falaises de roches ocre rouge. Il fait beau, chaud, diront certains, le ciel est d’un bleu parfaitement pur. Plus loin, c’est un lac de sel, blanc, aveuglant et puis plus loin encore, des roches sombres, des éboulis aux reflets noirs qui rendent l’atmosphère presque lugubre.
Ici, c’est le règne du silence, d’une certaine austérité, même si la nature ne fait pas toujours preuve de sobriété dans ses décors.Débauche de lumières, d’écrans géants, de panneaux publicitaires, débauche d’eau, partout des cascades, des plans d’eau, des paysages reconstitués, des spectacles de jets d’eau (très beau !), débauche de bruit, de fric, de gens. Des gens venus de partout, en foule, contempler avec une admiration parfois teintée d’un zeste de commisération ce parc d’attraction géant et donner leur obole aux machines dévoreuses de dollars.
Après cette plongée au cœur de la nature humaine, toujours aussi fascinante que contradictoire, nous avons traversé un petit bout de l’Arizona, longue route droite traversant des plateaux stériles pour nous poster à Grand Canyon Village. Demain, cette faille se dévoilera à nous… pour vous ce sera un peu plus tard !
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