dimanche 16 octobre 2011

De la Vallée de la Mort à Las Vegas





Et voilà ! Depuis mon dernier message, qui date pourtant à peine de trois jours, nous sommes passés de la Vallée de la Mort, à Las Vegas et nous sommes maintenant tout au bord du Grand Canyon ! Notre voyage enchaîne les points forts à une cadence telle que l’on a presque du mal à les mémoriser, à mûrir ses sentiments, ses émotions. 
Difficile de prendre du recul… Encore, qu’au bord du Grand Canyon,  il vaille mieux ne pas trop en prendre !
En trois jours deux extrêmes : Un désert minéral à la froide beauté, étirement chaotique de bizarreries  géologiques et de l’autre toute l’extravagance, la mégalomanie, la folie des hommes ; une ville surgie du désert, une grande ville, comme un immense et somptueux décor.
Mercredi matin, nous marchons dans le Golden Canyon, un défilé entre des parois argileuses jaunes, parfois teintées de vert ou de rouge qui nous mène au pied de Red  Cathedral, des falaises de roches ocre rouge. Il fait beau, chaud, diront certains, le ciel est d’un bleu parfaitement pur. Plus loin, c’est un lac de sel, blanc, aveuglant et puis plus loin encore, des roches sombres, des éboulis aux reflets noirs qui rendent l’atmosphère presque lugubre.
 Ici, c’est le règne du silence, d’une certaine austérité, même si la nature ne fait pas toujours preuve de sobriété dans ses décors.
Mercredi soir nous marchons dans Las Vegas : On descend le « strip » à pied, c’est le grand boulevard qui traverse la ville et le long duquel s’alignent sur un peu plus de six kilomètres, des dizaines d’hôtels, baroques, luxueux, des centaines de magasins, d’attractions diverses, des milliers de machines à sous, tables de jeux. Et là, c’est la débauche… 
Débauche de lumières, d’écrans géants, de panneaux publicitaires, débauche d’eau, partout des cascades, des plans d’eau, des paysages reconstitués, des spectacles de jets d’eau (très beau !), débauche de bruit, de fric, de gens. Des gens venus de partout, en foule, contempler avec une admiration parfois teintée d’un zeste de commisération ce parc d’attraction géant et donner leur obole aux machines dévoreuses de dollars.
Nous avons fait comme les autres, admiré certaines magnifiques réalisations, souri devant le kitsch de certaines autres, nous nous sommes égarés dans les labyrinthes des salles de jeux et avons marché jusqu’à ce qu’un taxi magnanime nous ramène, assez fourbus, au RV Park en périphérie de la ville. Les sommes perdues dans les entrailles électroniques des nouveaux « bandits manchots » ont été très modiques, si, si ! Pas de folies dans le groupe. Il faut dire que les velléités de jeu de certaines, ont été vite refroidies par la technicité des machines et la difficulté d’appréhender les différentes sortes de jeux sur les tapis verts. En fait il faut, soit être un habitué, soit accepter de perdre beaucoup pour apprendre et comprendre !
Après cette plongée au cœur de la nature humaine, toujours aussi fascinante que contradictoire, nous avons traversé un petit bout de l’Arizona, longue route droite traversant des plateaux stériles pour nous poster à Grand Canyon Village. Demain, cette faille se dévoilera à nous… pour vous ce sera un peu plus tard !

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