mercredi 16 novembre 2011

Fin de bribes

Nous sommes rentrés… Pontoux nous attendait sagement, noyé dans le brouillard, un petit air frais nous a fait apprécier les polaires et les feux dans la cheminée. On est loin de la Californie !

Le temps est maintenant au tri et classement des images, à la mise en forme des carnets, des albums… Il faut transmettre, un peu, et surtout se préparer des souvenirs, on ne fait plus trop confiance à nos mémoires ! Pour le moment, des images on en a encore plein les yeux, la tête, le cœur. Des images de déserts, de roches et de caillasse, de forêts immenses, de lacs et de torrents qui tombent en cascades, des plateaux infinis d’armoise et d’herbe sèche, des arbres géants pointés vers le ciel, des rochers aux formes étranges sculptés par la nature en arches, en doigts torturés, des bassins d’eau bouillante, d’acide , de boue aux relents sulfureux, des images d’animaux dits sauvages qui s’approchent cependant tranquillement des hommes, des images de routes infinies, de villes démesurées, des milliers d’images…

Ce fut un beau voyage, un voyage d’images, un voyage de paysages somptueux, rares, un voyage pour les yeux. Peu d’hommes dans cette double boucle, il y est rare, présent depuis peu, ou comme nous, juste de passage. Les américains sont en général accueillants, serviables, mais nous n’avons eu que des contacts commerciaux, superficiels, nous ne faisions que passer… Pas le temps de nouer quelques connaissances, de discuter. C’est très différent de nos derniers voyages. En Afrique, le temps passe plus lentement, les palabres s’éternisent, le paysage est monotone, il s’étire en arrière plan, les hommes sont au premier. C’est la rencontre avec l’autre qui prime. Ici c’est un voyage vers la Terre, la terre des hommes, là c’en est un vers l’homme, vers l’homme de la terre.

Des voyages différents, des approches différentes de mondes qui n’ont pas grand-chose en commun, de quoi élargir encore un peu nos perspectives, nos réflexions, nous ouvrir à d’autres ailleurs… Les voyages forment la jeunesse, dit-on, je crois n’avoir pas terminé ma formation et aspire à la compléter par d’autres horizons, d’autres rencontres !

Le blog va s’assoupir un temps, le temps que naisse un nouveau départ, un autre projet. Je vous préviendrai quand je le tirerai de sa somnolence…

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