If you’re coming in San Francisco… La ville des fleurs dans les cheveux et du peace and love s’est parée de gris pour nous recevoir et pleure sa nostalgie des soixante- huitards. La beat génération et le mouvement hippie se sont confondus dans les limbes du passé et il n’en reste que quelques combis VW aux graffitis défraîchis et datés et une magnifique librairie, dans une vieille maison pleine de recoins, aux escaliers de bois qui gémissent sous les pas. Là, les fans de Kerouac et de ses disciples pourront se replonger dans sa lecture et retrouver les chemins de Katmandou et ceux de la liberté ! (Pour nos amis de Montpellier, il faut avouer qu’elle est loin de la richesse de Sauramps, mais elle a plus de charme !)
Nous avons traversé en vélo le Golden Gate, erré dans Sausalito et trouvé les traces des artistes de cette époque dans les house-boats pittoresques, maintenant quartier branché, qu’ils avaient peints et décorés.![]() |
| Les house-boats |
Nous parcourons la ville, à pied, en bus, en vélo, la grande ville aux rues ondulantes comme d’immenses serpents et elle nous tient sous son charme. La pluie qui nous trempe parfois, offre aussi de fulgurantes déchirures sur la baie qui s’éclaire soudain, les parcs s’égouttent de tous leurs arbres centenaires et ouvrent leurs chemins aux promeneurs courageux.
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| rue avec cable car, au loin |
A Fisherman’s Pier et pier 39 les néons multicolores clignotent, la musique se déchaîne, la foule bruyante consomme dans une ambiance de fête foraine, à quelques dizaines de blocks se prélassent des quartiers tranquilles aux belles maisons victoriennes, dans Financial District, les buldings neufs courbent leurs immenses façades vitrées à l’assaut du ciel, autour de Union Square les immeubles Art Déco s’alignent en parade.
C’est une ville de contrastes, de hauts et de bas, de vides et de pleins, qui concilie le passé et le futur, qui réconcilie la terre et l’océan. C’est une belle ville.



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