Le Yellowstone, on en attendait beaucoup, ce devait être un des points forts de notre voyage… C’est au dessus de ce que l’on espérait !
Nous n’avons pas tout vu, on vient juste d’arriver, on ne verra pas tout, pas même une toute petite partie des trésors incroyable de cet immense parc. Comme partout depuis le début de notre voyage, ce qui frappe c’est cette impression constante d’immensité, la traversée du Nevada, puis de l’Utah avec des paysages désertiques qui évoluent lentement, dont les couleurs, les formes de relief se transforment petit à petit . Depuis Jensen, dans l’Utah, paysage aride au roches rouges, nous sommes passés par les plateaux désertiques et sableux avant de progressivement entrer dans un monde montagneux, aux eaux vives entourées de pins. Des lacs et des torrents et des crêtes qui s’élèvent de plus en plus. On entre dans le Grand Teton National Park, prélude à celui du Yellowstone. La circulation, s’est densifiée depuis Jackson, on sent qu’on entre en zone touristique et l’on appréhende un peu la foule piétinante. Mais non, il y a de la place pour tout le monde et, en s’écartant à peine des grands points d’attraction on retrouve vite cette notion d’espace immense. Bien sûr, Yellowstone est canalisé, réglementé, très réglementé, et surveillé : Les rangers sont là, ou pas très loin… Quand on voit le nombre de visiteurs, sans doute que la sauvegarde de telles merveilles est à ce prix !
Aujourd’hui le premier jour de visite, nous logions à Old Faithful, le coin des geysers. On en a vu des geysers et des fontaines d’eau chaude !! Certains actifs, comme le Old Faithful que l’on a vu trois fois jaillir devant des centaines de spectateurs (Il est très près des lodges et des parkings !)C’est très impressionnant, cette eau enveloppée de vapeur qui jaillit brusquement, qui monte d’un jet, puis faiblit un peu comme pour se reprendre et monte encore plus haut, plus haut avant de décroître lentement, comme épuisée… Cette terre incertaine, noyée de brume et de vapeur, aux couleurs changeantes et qui semble d’un autre monde, est sertie dans un écrin de verdure et d’eau, un écrin de nature sauvage, un écrin qui souffre, évolue et s’adapte. Les grands incendies, les maladies ont décimé des pans entiers de forêt qui pourtant renaît et se diversifie. Ici la nature n’a jamais perdu ses droits, l’homme s’y invite, en force, en masse, mais c’est lui qui est canalisé, guidé, formaté : Un troupeau de bisons a investi les lodges, fourrageant de ci de là, le grand mâle hargneux veillant en grattant du sabot et grognant son mécontentement de sentir l’homme. Ces hommes qui s’étaient faits discrets, invisibles, tapis dans leurs habitats ou leur véhicule, enfermés par le respect du règlement et leur crainte d’animaux libres et puissants.
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